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Artiste peintre lyonnais, PEC exerce ses talents depuis plus de 30 ans. Créateur du fameux KNAR, il participe à de nombreuses actions, en lien avec son métier et sa passion, à travers le monde entier.

Only Lyon
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Pec

Artiste peintre

Peux-tu te présenter en 2 lignes ?

Je suis l’artiste peintre lyonnais PEC, qui œuvre sur les plus belles toiles de création à Lyon et sa Métropole depuis 1989 : les murs, ponts, et autres édifices. Créateur du fameux KNAR que vous pouvez apercevoir ici et là sur la métropole lyonnaise. Je réside dans le quartier-village de Monplaisir !

Quel est ton projet en ce moment ?

Le contexte instable actuel, qui dure depuis une année, a grandement bouleversé le secteur culturel. Les artistes ont dû s’adapter et trouver de nouvelles collab’. Depuis mars 2020, je travaille avec des entreprises et commerçants lyonnais et réalise pour eux des créations visuelles qu’ils déclinent ensuite sur leurs sites internet. Une sorte d’entraide professionnelle : l’art au service d’autres commerçants.

Qu’est-ce qui te fait lever le matin ?

Pouvoir réaliser la journée ce que j’ai imaginé la veille. Oui, je suis pressé de me lever pour mettre en pratique mon esprit artistique.

Ton livre de chevet ?

« Le peuple des rats » de Patrick Saint-Paul. J’aime ce qui est lié à la politique.

Dans ton secteur d’activité, quel est selon toi le partenaire indispensable sur la Métropole ?

Tous les magasins spécialisés dans le graffiti, tels que 81 Store et Monsieur Spray.

Tes meilleurs plans pour réseauter ?

On joue sur le contact humain ; c’est mon milieu qui veut ça. On se rencontre et on se parle entre artistes et artisans lyonnais et d’ailleurs.

Un projet ou un talent local à suivre dans les prochaines années ?

Formes Utiles, un brocanteur à part, qui propose du très haut de gamme. Les meubles qu’il chine sont récupérés aux quatre coins de la planète et sont sublimes, authentiques, atypiques, et souvent designs. De temps en temps, il me propose des pièces anciennes (des années 70 le plus souvent), que je customise pour leur offrir une seconde vie.

L'univers de Pec

Comment te déplaces-tu dans la Métropole ?

À pieds.

Plutôt Ground Zero, Épicerie Moderne ou Transbordeur ?

Transbordeur.

« J’aime les véhicules en mouvement sur les axes rapides. Pour les artistes urbains comme moi, c’est comme une ode composée, qui se récite sous nos yeux »

Le plus beau spot de Lyon pour prendre des photos ?

Les spots urbains, de nuit. J’aime les photos de nuit car c’est après le crépuscule que j’exerce mon activité.

Ton spot préféré sur la Métropole pour prendre des photos ?

La voie rapide, j’aime les véhicules en mouvement sur les axes rapides. Évidemment je ne suis pas “collé” aux tronçons, bien trop dangereux et imprudents. Je me positionne à plusieurs centaines de mètres, et là… le spectacle est saisissant. Pour les artistes urbains comme moi, c’est comme une ode composée, qui se récite sous nos yeux.

Gastronomie ou bistronomie?

Les 2.Mais si je dois choisir : la gastronomie, car j’aime bien me faire plaisir. Mais TOUTE la gastronomie, j’insiste. Un bon restaurant Marguerite dans mon quartier, comme au bon Kaffee Berlin.

Run, marche, vélo… : quel est ton lieu de pratique préféré ?

La marche, à Parilly.

Pour consommer responsable, quels sont tes tips ?

Je vais au marché ou aux Halles et je stocke ce que j’achète dans un sac en osier. Je ne prends pas de sacs plastiques ; et je ne me fais pas livrer les produits.

Une association que tu aimerais mettre en avant :

L’association docteur clown pour les enfants hospitalisés. Donner un sourire ne coute rien ; le faire est essentiel.

Un artisan à nous faire connaître ?

Atelier Coulouvrat. Un artisan qui propose d’encadrer vos œuvres, sur Montchat. J’apprécie car il expose des street artistes, et fait vivre le quartier de Montchat par le biais d’associations de commerçants. Par exemple, l’été il met en place des ateliers de peinture dans le quartier, ce qui ramène beaucoup de monde et fait naitre une ambiance vraiment sympa, en créant de la cohésion et du lien entre les gens.

Sur ton territoire, peux-tu citer un lieu incontournable.

Les puces du canal. C’est la caverne d’Ali Baba.

Sur ton territoire, peux-tu nous citer un rendez-vous incontournable?

Sur la région, à Roche-la-Molière, la ville offre des espaces aux artistes pour qu’ils s’expriment et créent. La ville organise ensuite un grand festival estival, et les artistes exposent leurs créations. J’y participe depuis 3 ou 4 ans.

« Une chose qui me rend fier : avoir peint dans les favelas, en Colombie. Avoir réalisé des ateliers peinture avec des enfants dans un milieu si différent est un sentiment incroyable qui reste gravé. »

Une bonne pratique de coopération repérée en France ou dans le monde et que vous aimeriez mettre en pratique chez nous ?

Grâce à mon art, j’ai beaucoup voyagé. Cela me permet de constater qu’ailleurs il est parfois – voire souvent – plus simples d’échanger avec les autorités et pouvoirs publics pour dénicher des espaces urbains pour créer. On trouve également plus facilement des espaces pour s’exprimer en extérieur. En France, le processus est long et procédurier, alors qu’il y a tant de lieux à enjoliver, et transformer.

Avec quel territoire selon toi la Métropole pourrait coopérer, en France ou dans le monde ? Sur quel sujet ?

Elle devrait coopérer avec certains pays de l’Amérique du sud sous forme de collaborations ou d’échanges entre artistes. L’Amérique du sud est la destination phare en ce moment niveau street art et graff’ ; ils sont restés authentiques avec une vraie culture de rue. Ils ont une démarche artistique complètement différente de chez nous et ils ont dû s’adapter pour créer.Par exemple, les bombes de peinture sont si chères dans certains pays, que les artistes trouvent des techniques et des ressources inhabituelles. Il faudrait leur proposer de venir peindre des murs sur la Métropole et vice-versa.

Ta plus belle anecdote

Une chose qui me rend fier : avoir peint dans les favelas, en Colombie. Au milieu de gangs, au cœur de la pauvreté, celle qui sidère quand on vient de Lyon, de l’Europe. Avoir réalisé des ateliers peinture avec des enfants dans un milieu si différent. Avoir apporté de la joie au gens ; c’est un sentiment incroyable qui reste gravé.

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